Mercredi 14 janvier 2009
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Je consacre ce mercredi matin à l’organisation d’une randonnée prévue les 24 et 25 janvier prochains. Nous partons dans le massif du Carlit, près de Font-Romeu,
pour une boucle en raquettes qui devrait nous permettre d’atteindre le Lac des Bouillouses par le lac de la Balmette depuis le village des Angles. Le refuge du C.A.F. nous accueille pour la nuit
et le lendemain nous tenterons de rejoindre le lac d‘Aude pour regagner notre point de départ par le chemin du Pla del Bouc. Cette sortie exceptionnelle est organisée pour le Clan des
Batraciens(*), une organisation secrète Sétoise composée d’une dizaine de membres exclusivement masculins, triés sur le volet et cooptés, dont les rites initiatiques remontent à l’été dernier.
Plus habitués aux sorties nocturnes ou maritimes, nous avons décidé d’aller sévir vers les sommets Pyrénéens. Cette lourde responsabilité d’organisation qui m’incombe, impose un minimum de
repérage cartographique pour éviter tous problèmes à une bande de joyeux drilles peu habitués à évoluer en milieu hostile et froid. Il s’agit en fait du premier opus de notre programme annuel
baptisé “Les 4 saisons de l’Amphibien“, il devrait nous réunir quatre week-end par an loin de notre port d'attache.
(*) pour toute demande d’adhésion, envoyer: votre CV, une lettre de motivation manuscrite, une autorisation parentale, un certificat de non contagiosité de la rage,
une enveloppe timbrée pour la réponse, le tout à Monsieur Georges Brassens, Plage du Lazaret 34200 SETE.
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Mardi 13 janvier 2009
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Lundi 12 janvier 2009
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Dimanche 11 janvier 2009
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Le Père Noël m'a fait la joie de déposer au pied du sapin Ikea qui trône dans notre salon, un
superbe ouvrage: "Les 1001 albums qu'il faut avoir écouté dans sa vie". De la naissance du rock'n'roll aux innovations technologiques du nouveau
millénaire, de 1955 à 2005, c'est un choix totalement arbitraire de 1 001 albums. Ce livre est une liste critique, comportant pour chaque album des points expliquant son intérêt, la liste des
titres, les circonstances de sa création, l'accueil de la critique à sa parution et les raisons de sa durée. Le texte contient des anecdotes fascinantes. Ce que j'aime bien dans cet ouvrage,
c'est que je ne le lis pas de façon proprement dite. Il est posé sur la petite table du salon, je l'attrape, n'importe quand, je l'ouvre au hasard et commence à regarder une description d'album
que je ne connais pas. En général, cette étape précède celle de l'écoute dudit album que je repère sur Deezer. Pour valider un avis sur tel ou tel disque, je me suis appliqué une règle que je ne
transgresse jamais: la première écoute ne doit jamais être la bonne! Une galette qui sonne bien à la première écoute, c'est l'assurance d'un ennui rapide dans les semaines et mois qui suivent, un
disque trop commercial en fait.
Ce petit commentaire me rappelle une discussion que j'ai eue avec ma fille il y a quelques jours.
Je lui parlais de mes 14 ans et des heures de permanence libres passées chez les disquaires Narbonnais à parcourir frénétiquement les bacs (les vrais), la consommation musicale n'était pas celle
d'aujourd'hui. On pouvait demander au patron de la boutique d'écouter l'album de son choix sur l'une des 3 platines présentes. Deux d'entres elles renvoyaient le son dans des cabines aux murs
miteux, brûlés par les mégots de cigarettes et sans siège. La troisième, c'était pour la sono de la boutique, le terrain privé du disquaire. L'achat était rare et se limitait à un album par mois
alors il ne fallait pas se tromper, mais quel bonheur de repartir avec ce morceau de plastique noir et rond percé d'un trou.
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Samedi 10 janvier 2009
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Cher Gauthier,
Encore une fois, tu es mis à l'honneur dans ces modestes colonnes.
Sitôt rentré d'Egypte, je suis venu te souhaiter une bonne année, chez toi, dans cette maison du bord de mer que toute la ville de Sète admire. Cette tradition
amicale et annuelle terminé, j'ai rejoint ma voiture garée juste devant ton domicile, non sans me retourner une dernière fois pour observer cette bâtisse qui te donne tant de travail de
restauration. Quelle a été ma joie, pour ne pas dire mon émoi à la vision de ce superbe panneau publicitaire aux tons roses et noirs côtoyant cette non moins magnifique galette Astérix! Je
te félicite donc pour la décoration de Noël que tu as choisi cette année. Le père Noël n'a pas dû chercher longtemps la cheminée de ta maison, succombant sans doutes aux charmes de la bimbo court
vêtue de droite et à la patisserie de gauche.
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Vendredi 9 janvier 2009
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Une amie, fidèle lectrice de ce blog et qui se reconnaîtra, m’a fait récemment la remarque de la présence fréquente de mon fils Ulysse dans mes articles quotidiens.
Elle me dit : “on sent qu’il compte énormément pour toi“. En bégayant une explication inaudible car déstabilisé par l’émotion, je lui répondis pour finir : “C’est vrai !“. Cet enfant est pour moi
d’une présence précieuse. Aussi, aujourd’hui et sans raison, c’est ma fille que je mets à l’honneur. Elle fait mon admiration quotidienne et je n’en parle pas ! Voilà un peu plus de quatorze ans
que je me suis retrouvé un soir d’hiver pluvieux, marchant sur le boulevard St Germain à Paris, une pochette d’échographie à la main, me demandant incrédule, comment j’allais pouvoir bien faire
pour commenter le dernier match de rugby ou expliquer la différence entre Beatles et Rolling Stones à ce petit bout de quelques centimètres dont un médecin venait de m’apprendre le sexe. Et oui,
je n’avais pas prévu de me retrouver avec une fille. Je crois que cet oubli typiquement masculin des bords de la Méditerranée, si vous voyez ce que je veux dire, n’a fait que transcender et
exacerber mon bonheur quand elle est arrivée. Cela dure toujours. Par contre pour le rugby, c’est bien foutu, mais pour ce qui est du rock’n’roll, je crois que Léa en saura bien plus que moi
grâce à l’oreille curieuse qu’elle tend quand j’écoute mes anciens morceaux. Les nouveau moyens d’accès à la musique dont je ne bénéficiais pas, lui sont aussi d’une aide précieuse. Quelle fierté
quelle n’aime pas la techno et se passionne pour la marche en montagne. Elle m’inspire une remarque faite par toutes les mamies Languedocienne qui voient ce genre de jeune fille et disent à son
père : “ Et Behhh ! il faudra mettre du soufre !“ J’attends donc fermement avec mon triple bazooka à canon scié et visé laser nocturne, le premier scooter qui se garera devant la maison et osera
actionner son klaxon.
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Jeudi 8 janvier 2009
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Le milliardaire allemand Adolf Merckle, 74 ans, dont l'empire industriel était menacé à la suite de la perte de millions d'euros dans des opérations boursières,
s'est suicidé, a annoncé mardi sa famille. Quasi inconnu hors des frontières du pays, Adolf Merckle est, selon le magazine Forbes, la 94e fortune mondiale avec un patrimoine estimé en mars à
9,2 milliards de dollars. "Adolf Merckle a vécu et travaillé pour sa famille et ses entreprises", indique un bref communiqué. Les événements de ces derniers mois, qui ont conduit son groupe
pharmaceutique au bord de la faillite, "ont brisé cet entrepreneur passionné et il s'est suicidé", selon le texte. La famille ne précise pas les conditions du décès. Selon des médias allemands,
ils serait mort lundi soir, après avoir été happé par un train non loin de Blaubeuren (sud-ouest), son lieu de résidence. Le milliardaire jusque là discret a créé la surprise en Allemagne après
avoir perdu des dizaines de millions d'euros dans des opérations malheureuses en Bourse, notamment sur le titre Volkswagen, qui ont mis en péril son groupe familial.
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Le financier américain Bernard Madoff, accusé d'une gigantesque fraude, a essayé de cacher des bijoux, notamment des montres en diamants, contrevenant aux
conditions de sa liberté sous caution, a indiqué le parquet mercredi.
On vit une époque formidable !
(Avez vous remarqué que la lecture de cet article accompagné de Gilbert O'Sullivan, est purement surréaliste?)
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Mercredi 7 janvier 2009
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Compostelle
2006 Désert Egypte 2009
L’ombre est pour moi un sujet permanent de réflexion et d’introspection, surtout quand je marche car elle est présente et changeante. Je la fixe
souvent avec mon petit appareil photo. J’aime sa déformation par le support sur lequel le soleil la projette. Si elle reste le reflet du corps, je ressens en la regardant le reflet de l’âme.
Impossible de s’en détacher, elle reste collée à moi par les pieds, il n’y a qu’en sautant que je la quitte un bref instant.
Bon nombre de personnes ne croient pas que l'inconscient existe ou qu'ils possèdent une vie intérieure. Je crois qu’en psychanalyse, on appelle cela
de la résistance. Pourtant en regardant fixement cet halo sombre tantôt devant, tantôt derrière moi, de nombreuses fois je me suis rencontré. Seul à seul.
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Mardi 6 janvier 2009
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Image étonnante que celle-ci, prise
en plein désert, au bord de l’interminable route qui relie Le Caire à l’Oasis de Baharyia. Un pylône immense, un mur d’enceinte, des miradors et un garde armé, le tout à des centaines de
kilomètres de la première âme qui vive. Dans cette Egypte Occidentale, loin de l’agitation touristique et économique de la vallée du Nil, la première préoccupation du gouvernement est de protéger
ses infrastructures de communication. Même si le calme règne aujourd’hui, la Libye n’est pas très loin et le conflit Israélo-Palestinien reste d’actualité (!). Certains ont affirmé lors de mon
retour en France qu’il n’aurait pas choisi l’Egypte et que prendre des enfants là-bas ce n’était pas vraiment raisonnable. Je n’ai rien à dire à cela et nous avons même décliné sur place la
proposition faite par les autorités locales de nous faire accompagner par un militaire armé lors de notre trek. La vue d’une arme à feu qui dépasse d’un veston, ce n’était pas l’image que je
souhaitais proposer à mes enfants dans une partie du monde aux paysages si calmes et limpides.
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Lundi 5 janvier 2009
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Nous ne voulions pas faire un voyage touristique.
La marche a été le meilleur moyen de traverser ce petit bout de monde au bout du monde. En marchant ainsi des heures dans le sable en n’ayant aucun but à atteindre
ni aucun repère, le désert s’est révélé, lentement, dune après dune, roche après roche. Dans cet endroit aussi pur, notre regard d’occidentaux peine à se fixer. Des images du “Crabe aux pinces
d’Or“ se mêlent à celles de Lawrence d’Arabie. Je suis là, au milieu de nulle part, loin de tout mais si calme et apaisé. Je vois au loin mon fils qui marche seul d’un pas régulier. Il s’arrête
pour ramasser une pierre et la met dans son sac, il m’étonne du haut de ses dix ans. La solitude ne lui fait pas peur, mais j’accélère mon pas pour le retrouver et lui prendre la
main.
Ce soir, je serai encore à côté de lui, assis prés de ce feu à regarder un ciel rempli d’étoile. Il découvrira le thé aux fleurs d’hibiscus préparé par les bédouins et s’endormira entre mes
genoux. Une nuit froide l’attend mais qu’importe. Demain, il sera si fier avec son père, en haut de cette roche blanche, les bras tendus vers le ciel pour saluer sa sœur.
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Dimanche 4 janvier 2009
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Après cette semaine passée dans ce désert blanc
en Basse Egypte, le retour devant mon mac est problématique. Par où commencer ? Comment ordonner mes idées ? Que vous dire d’important dans tout çà ? Il me faudra plusieurs semaines pour reprendre
le cours de cette vie occidentale si différente et revoir à vitesse normale le film de ce voyage qui défile trop vite aujourd’hui dans ma tête. Je suis dans ce sas de décompression, moment peu
confortable où se mêle tristesse, fatigue, regret, nostalgie... cette “morriña“ dont je vous parlais il y a quelques jours qui
sont une éternité pour moi.
Ces jours passés dans cette partie du Sahara Occidental m'ont révélé une erreur grossière de notre langage courant qui concerne l’emploi du terme “désert“. J’ai compris en traversant cet
univers sans frontières ni limites, que ce mot ne peut pas qualifier quelque chose de vide. Le désert m’a apporté une richesse insoupçonnée. Il n’est pas vide, bien au contraire et les rares hommes
qui y vivent m’ont fait comprendre à quel point notre société est encombrée. J’essaierai dans les semaines qui viennent de vous parler de cette richesse, au moment où, telle de petites bulles qui
remontent à la surface, je serai capable de trouver des mots justes.
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Samedi 3 janvier 2009
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Et si la prochaine fois, vous preniez un itinéraire inhabituel pour rentrer chez vous.
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Jeudi 1 janvier 2009
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Mercredi 31 décembre 2008
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Se séparer, c'est dire bonjour à autre chose.
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Lundi 29 décembre 2008
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Une fois dans votre vie, conduisez un tracteur agricole.
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