Mai 2008. Au terme du Chemin qui me mena à St Jacques de Compostelle, je me retrouvais seul sur
cette place de l'Obradoiro avec une constellation de sentiments à ordonner dans ma tête. De cet état un peu mélancolique, est peut-être né la nécessité de parler des choses de ma vie. Ces pages
seront en quelque sorte, le prolongement numérique de mes petits carnets de voyage.
De la moto, du petit matin, des kilomètres, de la vitesse, des taureaux, du vent,
de la Camargue, des lignes droites, de la Provence, des Baux, du St Rémy, des virages, des ocres,du Lubéron,de la fin
d'une attente, des amis…des vrais, du Mont Ventoux, du gratin d'agneau, du soleil, des enfants heureux, des mots importants, du partage, du ciel, des projets, du retour, du Gordes, du bruit de
moteur, du soleil qui se couche, du bord de mer, du compteur qui dit "465km".
Tout ça dans une seule journée. C'était déjà hier.
Vous connaissez surement le morceau car comme moi vous aimez bien Alice...
Dans la vidéo qui suit, vous allez voir comment un petit bout de femme arrive à sortir toute seule un titre qui va faire le tour du monde, elle s'appelle KT TUNSTALL et c'est la chanteuse
préférée de mon fils. Cela vaut vraiment la peine...
Mon morceau préféré reste "My Sharona“ en duo avec Keren Ann. Outre les 2
amazones, on y voit 3 superbes guitares Grestch, celles dont j'ai toujours révé...de guitares.
Jean-Paul Bailly, le président de La Poste,
annonce plusieurs mesures dont la mise en place d'un service clients «digne de ce nom». Championne du Monde en catégorie «usagers excédés», La Poste s'engage à faire des efforts. Je n'en crois
pas un mot!
Accompagnant une expédition dirigée par Paulo Grobel, le guide chamoniard François Damilano part filmer l'ascension d'un 8000 mètres au Népal. Il est guide de haute
montagne à Chamonix. Un guide très «paternant», dit-il, dans l'empathie avec ses clients. Mais pour l'expédition qui partira lundi de Katmandou à l'assaut des glaciers et des pentes du huitième
plus haut sommet du monde, le Manaslu (8163 mètres), au Népal, François Damilano va devoir réfréner ses réflexes, inventer une autre relation avec les clients -huit hommes de 27 à 61 ans- engagés
dans l'aventure. Caméra en main, le guide se veut cette fois «témoin privilégié». «Je ne ferai pas un film sur la performance, précise ce spécialiste des grandes escalades glaciaires, auteur de
nombreuses premières, dans les Alpes au Népal ou au Canada. Je veux montrer le quotidien des clients, la trivialité de la réalité: aller pisser dans une bouteille, se laver, manger sous la tente…
Il existe plein de films d'aventures en montagne, mais peu racontent pourquoi et comment on fait une expé», souligne-t-il. Le
film témoignera aussi de la singularité de cette expédition menée par Paulo Grobel, guide à la Grave, himalayiste passionné. L'ascension se fera en effet suivant la «progression» douce, une
méthode que tous deux expérimentent ensemble comme guides depuis plusieurs années et que François Damilano a expliquée dans un bref documentaire «La stratégie de l’escargot». Issue d'une
réflexion critique sur l’accompagnement des clients en Himalaya tel qu'il est pratiqué depuis les premières expéditions commerciales des années 70, cette méthode conjugue une progression continue
avec une acclimatation douce, l’objectif étant de réduire les traumatismes dus à la très haute altitude. A cet effet, l’ascension se fait par petits paliers, depuis le camp de base, et en
autonomie complète depuis celui-ci. La différence d’altitude entre deux nuits ne devant pas dépasser les 300 mètres de dénivelé pour une acclimatation optimale, le nombre de camps d'altitude est
multiplié par deux. Plutôt que d’incursions brèves avec redescente au camp de base, comme c’est l’habitude en Himalaya pour les expéditions commerciales, il s'agit donc d'un voyage en altitude,
lent et calme, pour restreindre la souffrance et tenter de cultiver le plaisir. « Nous resterons quinze jours en haute altitude entre 5000 et 8200 mètres », précise François Damilano. A l’écart
des circuits touristiques traditionnels, un peu oublié, le Manaslu devrait bien se prêter à l’expérience. «Avec mon film, je veux aussi témoigner de cette réflexion sur l'accompagnement en haute
altitude, qui exige une implication plus grande des clients et des guides.» La progression douce, avec ses étapes courtes, garantit aux participants beaucoup de temps pour se reposer, laisser
l’organisme récupérer et s’habituer à l’altitude. Mais aussi pour parler sous la tente. «Cela laisse le champ libre aux échanges, à l'introspection«, poursuit François Damilano. Idéal pour tenter
de répondre, en images, à la question qui le taraude depuis plusieurs années: «qu’est-ce qui pousse des alpinistes qui ne sont pas des professionnels à dépenser autant d’argent et à consacrer
autant de temps –six semaines pour le Manaslu– pour aller se geler les couilles à huit mille mètres d’altitude? «Ce qui m’intéresse ce sont les ressorts internes - intimes et sociaux- qui animent
ces amateurs éclairés, dont la montagne n’est pas le métier, mais qui ont tous déjà une expérience de la haute altitude et des expéditions. Que viennent-ils chercher dans un milieu où il faut
concentrer toute son énergie pour survivre?» Une investigation qu’il a déjà entamée durant les deux week-ends de préparation de l’expédition, organisés par Paulo Grobel, en interrogeant les
participants sur le sens qu’ils donnaient à la quête de leur premier « huit mille ». Avec des réponses à la fois banales et logiques, un peu standard: «volonté de se dépasser, cheminement,
exploration de soi». «Il y a aussi une symbolique de l’altitude, rappelle François Damilano. Qu’on le veuille ou non, dans la culture alpine, il y a l’ascension du Mont-Blanc, puis les premières
expéditions, puis on tente un sommet de plus de 7000, enfin on cherche à devenir huit milliste… » Mais au-delà des motivations affichées, le guide espère traquer des sentiments qu’on a parfois du
mal à exprimer, ou qui ne se révèlent qu’au fur et à mesure qu’on s’élève vers le sommet, en se dégageant de la gangue de la vie quotidienne, professionnelle, sociale, affective… Et lui, François
Damilano, que poursuit-il, avec cette caméra dont il ne cache pas qu’elle l’impressionne? «Je vais devoir l’apprivoiser, reconnaît-il, et adopter un matériel qui, au total, rajoutera environ six
kilos à son sac à dos ! Il espère qu’elle « sera une petite mémoire de ce qui disparaît habituellement emporté par les grands vents d'altitude» mais reconnaît, avec la lucidité qui le
caractérise, que son «film est aussi un excellent alibi social et professionnel pour aller faire encore un 8000». Sur cette montagne dont le nom en sanscrit, «Manasa», peut se traduire par
«montagne de l'esprit» ou «refuge de l'âme», François Damilano, alpiniste émérite, guide ardemment curieux, va aussi interroger l'état de sa passion pour les sommets et son métier de guide. Pour
suivre cette expédition originale et le making of du film qui en témoignera, retrouvez sur le site Libé-voyages, la carte
postale hebdomadaire de François Damilano., envoyée par téléphone satellitaire.
(d'aprés Eliane Patriarca, journaliste à Libé)
Voici une œuvre qui a fait parler d’elle
cette année pour avoir été vendue à plus de quinze millions de dollars. Il s’agit d’un jeune personnage comme on en voit beaucoup dans les mangas, faisant jaillir de son sexe un filet de sperme
prenant l’arrondi et le virevoltant d’un lasso.
L’auteur de cette œuvre est japonais. Il se nomme Takashi Murakami et on parle souvent de lui comme “le père du pop
art japonais“. En réaction à un art japonais d’après guerre qu’il jugeait sclérosé, Murakami a créé le style “superflat“, qui s’inspire grandement de la culture manga et du consumérisme et dont
le but a été de donner à l’art japonais son autonomie face à la suprématie occidentale dans le domaine. Comme Warhol, Murakami a créé sa “factory“, la ”Huripon Factory”, qui est devenue la
“Kaikai Kiki Corporation“, une société de promotion et de management d’artistes présente à travers le monde entier.
“My lonesome Cow-boy“ est l’une des deux sculptures qui ont permis à Murakami de devenir connu. La seconde est “Hiropon“ le pendant féminin de “My lonesome Cow-boy“, qui représente une jeune
héroïne nippone faisant jaillir de l’un de ses seins un filet de lait. Ces deux sculptures font référence aux hentaïs, ces mangas pornographiques où la sexualité est surdimensionnée, caricaturée.
Les hentaïs tiennent une place importante dans la culture japonaise. Les ados japonais branchés collectionnent souvent des petites figurines tridimensionnelles, « les garages kits ». Ces
figurines mettent souvent en scène des femmes aux poitrines généreuses et aux poses lascives (un peu comme les pin-ups de la culture américaine). Elles sont des symboles des fantasmes et de la
perception de la sexualité. Avec “My lonesome Cowboy“ et “Hiropon“, Murakimi construit des figurines grandeur nature où il pousse à son paroxysme l’exagération du langage sexuel propre à la
culture hentaï.
Ces 2 sculptures sont visibles au Musée Guggenheim à Bilbao.
Archive (prononcez: Arkaïve) n'est pas vraiment un groupe. Plutôt une entité mutante à géométrie variable, une arborescence en perpétuelle évolution. Depuis leur
apparition il y a plus d'une décennie, ce collectif britannique a en effet régulièrement fait table rase du passé, passant à travers différentes métamorphoses du trip-hop au rock progressif, des
sonorités électro à d'autres plus organiques. Leur septième album «Controlling Crowds» est le résumé de tout cela.Ci-jointe 2 vidéos, la première où l'on sent l'influence Pink Floyd et une
deuxième où le groupe improvise un set en pleine Foire du Trône au milieu d'un public incrédule...
A longueur d'année, pour faire vendre, on leur
demande d'être au top. Mais aujourd'hui, toujours pour faire vendre, on leur demande de ne pas être au top.
A une petite heure de voiture de la frontière
basque, le musée Guggenheim de Bilbao, fruit d'une collaboration exemplaire entre la Solomon R.Guggenheim Foudation et le gouvernement basque, présente d'exceptionnelles collections d'art moderne
et contemporain. Le spectaculaire bâtiment qui les abrite a été conçu par l'architecte californien Frank O. Gehry. A lui seul, il vaut le voyage.
Le site du musée est très bien fait et donne un bel aperçu de ce que l'on
peut voir…mais pas ressentir.
Tu n'es plus très jeune, ton
premier jour de retraite est déjà loin, tes chaussures sont des Todd's, tes chemises portent le sigle Burberry's, sur ton dos il y a un Barbour, tu roules en Mercedes ou en Mini Cooper, ton petit
doigt est toujours tendu même si tu ne bois pas de café, tu es aussi l'heureux propriétaire de 2 Bichons qui ne font jamais caca par terre bien sûr, tu aimes la mer…froide, la thalasso c'est ton
dada, alors bienvenue à St Jean de Luz où tu retrouveras tes amis. (Caricature un peu forte de ce que j'ai pu voir dans les rues de cette merveilleuse ville basque…)
J'ai découvert un nouveau job. En ce début de millénaire, le design est partout. Voiture, mobilier, outils…rien n'y échappe, pas même les appareils et accessoires
médicaux. Pour preuve, la notice ci-jointe d'une sonde de rééducation anale "désigné" par Martine Chauveau! Même dans les endroits les plus intimes, c'est bon d'être à la mode et quelle
satisfaction de se savoir pénétré par l'art conptemporain!
nb: J'imagine aussi la discussion du samedi soir lors d'un repas mondain et parisien:
- Tu fais quoi dans la vie?
- Je suis diiiiiiiiiiisaïïïïgneuuuuuuuuur!!!!
- Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh! super! et tu disignes quoi?
Décidément, Jarvis Cocker c'est la grande classe! Le voila aujourd'hui en duo avec Marianne
Faithfull pour un (trop) court morceau, "Sliding Throught Life on charm". Quelle puissance, quelle harmonie, quelle fragilité! Marianne est là avec sa voix si particulière, toujours à la
limite et Jarvis la regarde du coin de l'œil, tel un fils maladroit. C'est simple, sensuel, inédit et classieux.