Impardonnables. Philippe Djian
La Part des Anges
Yesssss! Une bonne heure de recherche sur la toile m'a permis de trouver 4 places pour le concert d'AC/DC à Marseille le 9 juin. Tout est
sold-out en France et même les sites conventionnels (Fnac, Tickenet, Billetel....) ne proposent plus cet évènement. Moi qui désespérait aprés la vente record des places pour les concert de
Paris Bercy et du Stade de France (cf mon post du 25/05/08), me voilà en possession du précieux sésame pour ce concert mythique à 2 heures de chez moi.
Alors je vois déjà les questions que vous vous posez: Où a t'il trouvé ces places? A quel énorme prix les a t'il achetées? Et bien Messieurs et Mesdames, retenez votre respiration et remballez
vos quolibets!
Cette heure de recherche digne de l'épreuve d'orientation de Koh Lanta m'a d'abord conduit sur les sites habituels qui comme je l'ai dit précédemment n'ont plus rien qui ressemble de prés ou de
loin à un billet tel celui que vous pouvez voir sur la photo. Pour avoir une idée du marché mais sans réelle conviction, je me suis alors rabattu sur EBay et ses traditionnelles ventes aux
enchères où chacun tente de faire de la spéculation. Cette visite m'a permis de visualiser les types de places ainsi que les prix pratiqués à 5 mois du concert puis un hasard de la
navigation m'a fait découvrir un forum où bon nombre de participants critiquaient la surenchère faite sur la revente de ces places. En fait, un max de gens profite de ce type d'évènement pour
faire du business par la revente de places à prix d'or et certains sont devenus des spécialistes. Au fin fond des réactions des participants à ce forum, un internaute donnait l'adresse d'un site
officiel qui possédait encore des places. Hop! hop! en trois clics, les places étaient réservées. Le site en question n'est pas un site de vente de billet mais d'organisation de voyage qui
propose tout un tas d'animations autour des séjours qu'il organise dont certains concerts. Et voilà pourquoi, il restait encore des places.
Il ne me reste plus qu'à revoir mon solo de "Back in black" puis à convaincre ma femme. Je m'occupe des enfants.
Clavier,
souris, stylos, papiers, téléphone, papiers, agrafeuse, dossiers, rapports, dvd, médicaments, papiers, enveloppes, Badoit…puis dessins d'enfants, calendrier Rolling Stone, billets de match,
cartes postales, dessins, photos. Et au milieu de tout çà, une fenêtre éclairée sur l'extérieur qui me permet de quitter mon monde pour en rejoindre d'autres. Dont le vôtre.
Un photographe américain, Anthony Suau, est le lauréat du World Press Photo Award 2008 pour un cliché illustrant la crise des subprimes aux Etats-Unis, ont annoncé ce vendredi à Amsterdam les organisateurs du plus prestigieux concours de photojournalisme.
Sur la photo en noir et blanc, prise en mars 2008, un policier armé s’assure qu’une maison est bien vide et sans danger, au milieu des biens abandonnés sur place par les propriétaires qui ne pouvaient plus rembourser leur emprunt immobilier.
«La force de cette photo est dans ses contrastes. Elle a l’air d’une photo de conflit mais il s’agit seulement de l’expulsion des occupants d’une maison», a déclaré la présidente du jury MaryAnne Golon. «La guerre entre maintenant dans les maisons des gens parce qu’il ne peuvent plus rembourser leur emprunt».
«C’est une photo ambiguë», a estimé de son côté un autre membre du jury, Akinbode Akinbiyi. «Il faut comprendre de quoi il s’agit et alors les gens partout dans le monde se disent : "cela peut nous arriver aussi"».
Je viens de quitter mon écran de télé,
ébloui par la classe d’un joueur de football Argentin dénommé Lionel Messi. La France s'est fait battre 2-0 par une équipe d’Argentine plus réaliste et qui possède dans ses rangs un
extra-terrestre du ballon rond. Lionel Messi, c’est l’histoire d’une revanche sur la vie.Malgré une joie profonde, une sensation de fierté et la surprise de ce coup de téléphone, je n'ai pas été capable de parler. Paralysé par ces compliments simples, bruts, cristallins mais si importants, je suis resté sans voix. J'ai bien essayé de justifier les raisons pour lesquelles et bien involontairement, j'étais arrivé par un article de ce blog, à susciter la réaction de la personne à l'autre bout du fil. Mais avec une voix de Castafiore et un vocabulaire de chez Disney, je n'ai pas été en mesure de dire simplement merci. Où même de ne rien dire du tout car mon interlocutrice n'attendait certainement pas une conférence de presse de ma part. La manière sensible et perspicace qu'elle a eu de terminer cette conversation m'a sauvé du naufrage annoncé. Plus à l'aise avec un clavier (j'allais dire à tort "avec une plume"), c'est encore dans ces colonnes qu'elle lira aujourd'hui toutes mes pensées positives qui vont vers elle dans son Eldorado Catalan. Pourvu qu'elle ne rappelle pas….
Rappel des faits: Courant décembre je constate que des produits cosmétiques d'une marque célèbre disparaissent de mes rayons. Je visionne des journées d'enregistrement vidéo et finis par repérer l'oiseau qui me dérobe régulièrement ces produits. Quelques jours plus tard, je repère l'individu dans ma pharmacie et le prie instamment de quitter les lieux avant un appel à la police. Notre voleur ne se dégonfle pas et reviens une semaine plus tard à la charge pour me dérober un pèse-personne qu'il dissimule sous son blouson sans que je n'aie le temps d'intervenir. Cette fois ci, c'en est trop! Je porte plainte au commissariat et sa description permet d'établir une fiche de signalement. Les semaines passent sans nouvelles puis je suis convoqué un lundi matin au commissariat: je dois reconnaître un suspect. C'est bien lui. Comparution immédiate, 6 mois de prison ferme. Notre homme était déjà connu des services de police…
"Et voici, voilà, depuis 3 jours je redécouvre Paris à pied, je visite mes souvenirs, allant mallant à mes
rendez-vous. Sous la pluie ou au sec, je découvre la richesse d'avoir le temps, le temps d'aller à pattes, et dans un arrêt mes pensées vont vers toi, alors un petit mot, la souffrance de ne pas
t'avoir accompagné sur les Chemins de Compostelle, en tout cas physiquement, mes pensée galopantes vous ont suivis plus que personne ne peut l'imaginer. Un piéton te saluant."
J'ai longtemps hésité avant de publier ce mot. Je doute encore. Mais l'occasion était trop belle de montrer comment au début d'une journée dificille et au milieu d'un tas de lettres à
ouvrir, l'amitié peut changer les choses. Le propos ici n'est pas de savoir qui a écrit même si j'en connais un ou deux qui auront deviné... L'important c'est de croire que dans la vie, de
petites choses anoblisent l'Être.
Un peu en écho à mon post d'hier,
connaissez-vous les petites annonces de Libé? On les trouve dans la rubrique "Entre-nous" en fin de journal. Ces messages ressemblent souvent à des
bouteilles contenant un message et jetées à la mer. Emblème de «l'esprit Libé» des années 1970, ces petites annonces ont connu un succès foudroyant auprès des lecteurs du journal et acquis une
réputation sulfureuse. Cette rubrique a su donner la parole à ceux qui voulaient «changer la vie» et refléter les désirs d'une époque impertinente. Les fantasmes les plus inattendus y côtoient
les rêves de vie en communauté, et les appels à la solidarité se mêlent aux anathèmes contre la société. Déclarations de militants, de libertaires, de libertins ou d'amoureux cachés, ces textes
revendicatifs et sarcastiques, coquins et comiques, ressuscitent avec légèreté les aspirations profondes de la génération post-soixante-huitarde.
Je vous en ai récupéré quelques unes:
Recherche JF en fleur douce aimante pour effacer déception avec militante MLF. (Jean-Pierre 206 18 11.19-20 juin 1976)
Mec cool retranché dans ferme écologique, accueille chouettes mecs et nanas, planeurs tous azimuts pour s'halluciner ensemble. Venez vite, la maison
est grande et il y a des chèvres. (Jean-Pierre RODIER - Ferme de Charinec - CHÂTEAUNEUF-DE-RANOON -48 LOZÈRE. 18-19 septembre 1976)
Thierry Darney passe à Montrouge, sinon je dis à la maîtresse que tu es un communiste libertaire. (LEROY Jérôme, 7 avenue de la Marne, 92120 MONTROUGE. 2 mars 1976)
Dépuceler les mecs, ma femme est à la disposition de tous les mecs de Paris qui veulent se faire dépuceler. De préférence, par groupe de copains. [...] (Philippe CHEVAL -75008 PARIS. 20-21 août
1977)
Il est des choses et des personnes dont je ne
parle jamais ici. J'apparente cela à de l'autocensure. Je ne souhaite pas dépasser cette limite que je me suis fixé au démarrage de l'écriture de ce blog en étalant trop de choses sans respecter
la sensibilité de chacun et de chacune. Mais dés fois, c'est dur! Dur de ne pas pouvoir exprimer certains sentiments forts qui transcendent et magnifient des journées, dur de ne pas citer des
gens que l'on aime, dur de ne pas parler de la fierté ressentie auprès de ceux qui nous entourent. Ce n'est rien, c'est bien pire que çà. Ces colonnes resteront vierges pour des pans de ma
vie…Ceux qui me connaissent savent peut être de qui et de quoi je parle. Mille excuses pour les autres de ce brouillard virtuel dont je suggère la présence par cet article sans en donner
l'origine.
(Merci à Marie Hélène)
Ma fille Léa m’a demandé récemment si je
n’avais pas une platine de rab pour écouter des disques! Les vieilles galettes reviennent à la mode chez nos ados et il ne faut pas prendre du retard en matière de branchitude…Je me suis alors
mis à la recherche de la dernière platine en ma possession qui laissa modestement sa place au tout premier lecteur CD. Elle devait bien se trouver quelque part cette foutue platine malgré la
bonne dizaine de déménagements et plus de vingt ans de repos forcé. Après une fouille méthodique du garage et des cartons qui s’y entassent un à un, le constat fût sans appel : pas de platine,
pas de tourne-disque, pas de mange disque à l’horizon. Tant pis pour Léa mais tant mieux pour moi car j’ai remis la main sur de vieux 33 tours qui ont perturbé mon adolescence mais dont ma
mémoire, elle non plus n’arrivait pas à retrouver la trace. Sitôt dépoussiéré, je suis venu en récupérer une copie sur le net. C’est magnifique la technique, en quelques minutes, j’ai réussi à
sortir de ma corbeille interne tous ces souvenirs dont un “reset“ malheureux avait effacé l’existence. Je me suis souvenu alors de certains albums dont j’épinglais la pochette à la tapisserie de
ma chambre pour le plus grand bonheur de mes parents. Il y en a un qui a ressurgi instantanément, c’est l’album “Feline“ des Stranglers sorti en 1983. Tiens, au hasard, je vous propose l’écoute
d’un morceau méconnu de cet album, il s’agit de “Midnight Summer Dream“, on y retrouve un Hugh Cornwell plus sombre que jamais avant son départ du groupe. J’ai même retrouvé une vidéo de
l’époque. Bon voyage…(pensez à eteindre le lecteur automatique en haut à droite)
Après une analyse
posée de mes quelques jours à Prague, je retiens un aspect particulier de ce court voyage: les Tchéques font partis d'un peuple calme, bien loin de notre agitation latine. Un peu à l'image du
ciel gris et de la température ambiante, les rues de cette capitale sont silencieuses et placides. Mais pas tristes. La tristesse, je l'ai rencontré au Cimetière juif qui se trouve dans la vielle
ville. C'est un endroit étonnant, impressionnant, comme figé pour l'éternité et malgré l’enchevêtrement chaotique des pierres tombales, il y règne une sérénité certaine. Un petit musée
attenant commémore la période noire de l'occupation nazi et l'extermination des juifs de Bohême et Moravie.
800 chambres, 6 ascenseurs, 2
restaurants, 4 bars, une discothèque, 2 piscines, un spa et le plus grand centre de congrès d’Europe. Une ville dans la ville. Le HILTON de Prague fait prendre la mesure de la démesure. J’y
retrouve comme chaque année les 700 pharmaciens appartenant au même groupement que moi et cette année nous avons choisi la République Tchèque. Pour nous tous c’est la messe annuelle, un grand
barnum qui nous rassemble pour écouter les orientations stratégiques à suivre, échanger des idées et peut être avancer vers la pharmacie de demain. En tout cas une belle expérience qui nous
permet à coup sûr de rentrer chez nous plein de motivation et d’envie de mieux faire.